
FAITS
- Stress thermique : une chaleur extrême surcharge le système de refroidissement du corps, provoquant une déshydratation, un épuisement dû à la chaleur ou un coup de chaleur, des conditions qui s’aggravent rapidement lors de travaux en extérieur.
- Exposition au froid : les basses températures réduisent le flux sanguin vers les extrémités, augmentant le risque d’engelures, d’hypothermie et de perte de dextérité nécessaire pour travailler en toute sécurité.
- Foudre : les orages violents produisent des décharges électriques importantes ; les travailleurs se trouvant dans des zones ouvertes, à proximité d’outils métalliques ou en hauteur sont exposés à un risque accru d’être frappés par la foudre.
- Vents violents : des rafales de vent soudaines peuvent renverser des échelles, des outils, des structures et des travailleurs, en particulier dans les fermes, les chantiers de construction et les champs ouverts.
- Risques d’inondation : les crues soudaines peuvent emporter du matériel, des véhicules ou des travailleurs, et l’eau contaminée crée des risques électriques et biologiques.
- Fumée des feux de forêt : l’exposition à la fumée réduit la qualité de l’air et provoque une irritation des yeux, des difficultés respiratoires et une visibilité réduite, ce qui nuit à la sécurité des tâches.
- Changements climatiques rapides : les changements soudains de température ou les fronts orageux peuvent prendre les travailleurs au dépourvu, ne leur laissant pas le temps de sécuriser leur équipement ou de se mettre à l’abri.
STATISTIQUES
- En 2023, les conditions météorologiques ont contribué à 100 décès sur le lieu de travail aux États-Unis, sur un total de 5 283 accidents mortels, souvent dus à des glissades, des chutes ou une exposition aux tempêtes et aux températures extrêmes.
- Les phénomènes météorologiques extrêmes au Canada devraient coûter 25 milliards de dollars en 2025, soit la moitié de la croissance du PIB du pays, avec des répercussions importantes sur la sécurité des travailleurs dans des secteurs tels que la construction et l’agriculture.
- Entre 2020 et 2025, les épisodes de chaleur extrême au Canada ont augmenté le risque de maladies liées à la chaleur chez les travailleurs en extérieur, des études montrant une augmentation de 40 à 60 % des accidents du travail potentiels dus à la fatigue et à une baisse de concentration.
- Aux États-Unis, environ 60 employés meurent chaque année de causes liées aux conditions météorologiques (moyenne 2020-2024), notamment par électrocution, noyade et blessures causées par la chute d’objets lors de violentes tempêtes.
- Les lieux de travail canadiens ont été confrontés à des retards accrus dans les interventions d’urgence lors des conditions météorologiques extrêmes en 2023-2024, 92 % des chefs d’entreprise déclarant craindre que les perturbations liées au climat n’affectent la sécurité des employés.
- Entre 2020 et 2024, les incidents liés au stress dû au froid dans les lieux de travail réglementés par le gouvernement fédéral canadien ont augmenté de 15 à 20 %, en raison de la fréquence accrue des phénomènes hivernaux extrêmes, ce qui a entraîné une augmentation du nombre de demandes d’indemnisation pour gelures et hypothermie.